Jeunes Démocrates 06

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lundi 23 janvier 2012

Après le meeting de François Hollande, détendons-nous avec les Républicains

Hier c'était le premier meeting de François Hollande. C'est bizarre je suis certaine de l'avoir vu en meeting il y a 3-4 semaines... passons.

Ca m'a fait un choc de voir une salle aussi remplie pour applaudir de telles salves d'hypocrisies. C'est dans ce genre de moment qu'on prend conscience de l'âme fondamentalement pacifiste des citoyens de gauche. Car comment peut-on rester affables après avoir donné 2 millions d'euros pour voter un projet aux  primaires qui me semblent tellement surfaites aujourd'hui ?

J'en ai même trouvé les critiques de Xavier Bertrand plutôt pertinentes, c'est dire...

J'avais une vision de la France bien noire et pathétique, j'étais morose. Et si François Hollande en bon démagogue soufflait la place au second tour à François Bayrou...

Puis vint le reportage sur les primaires républicaines aux États-Unis ! Newt Gingrich en tête ! Un homme qui propose l'exploitation minière sur la lune et de faire travailler les enfants pauvres. Surréaliste. Comique ? Et non... une frange conséquente d'une nation qui y croit !

Alors on relativise. La démagogie de François Hollande n'est pas si terrible. En France, les principaux protagonistes de l'élection ne sont pas si éloignés (j'exclue Marine Lepen qui même si elle est au second tour ne sera pas élue). L'union nationale est possible, surtout si François Bayrou est choisi.

Car à un pays uni, rien ne résiste !

mardi 17 janvier 2012

Jeunesse, par François Bayrou

Jeunesse

La situation des jeunes est aujourd'hui un désespoir. Cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique, cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater.

Les jeunes en France sont les grands absents du débat politique dans notre pays. On a connu un temps - je ne parle pas de générations antiques, je parle de nous - où les jeunes entraient dans la vie avec des chances intactes, où leurs parents leur garantissaient au moins qu'ils pourraient défendre leurs chances, où la société était organisée. Ceci est je crois très important, pour que des chemins existent du bas vers le haut, accessibles à la force du poignet. Certes il fallait faire des efforts, mais c'était accessible : bourse, concours, méritocratie républicaine. Et tout cela a disparu ! La société est organisée de telle sorte que sa complexité la rend incompréhensible à tous ceux qui n'ont pas les bonnes clés. Quel parcours choisir ? Quelle langue choisir ? Quel établissement ? Quelle formation ? Quelle école ? Quel diplôme ? Les uns savent et les autres ne savent pas.

"Les jeunes sont victimes d'une absence de reconnaissance"

La situation des jeunes issus des familles socialement et culturellement déclassées, cette situation est aujourd'hui un désespoir et cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique. Cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater, s'il accepte de sortir de son quartier, pour aller rencontrer ceux qui, hélas, sont tous les jours par millions victimes de la situation qui empire. Même les formations qu'ils suivent débouchent sur une absence de reconnaissance, une absence d'emploi. Ils sont bac+3, bac+4, quelquefois bac+5 ou +7, et désarroi. Les familles sont humiliées. J'en connais qui sont docteurs, ils ont passé des tests et ils n'ont rien, et personne ne les avait avertis.

Ceci est pour moi très important. Il n'y a plus de carte de la réussite, de carte au sens carte routière. Il n'y a plus de carte de la réussite qui montre les chemins à suivre quand on vient de loin. Autrefois, dans la France républicaine, dans celle que beaucoup d'entre nous avons connue dans notre enfance et dont nous avons vécu, le chemin était balisé. Il ne l'est plus. Je vous le dis, la pire injustice, c'est quand un jeune garçon ou une jeune fille qui veut en sortir, qui a l'envie, le désir, l'envie de se battre, ne sait plus quelle route suivre pour en sortir parce qu'il n'y a plus de route. L'orientation est devenue un dédale et un labyrinthe.

J'évoque à peine, si j'ose dire, la question du chômage, car le chômage est plus lourd pour eux que pour les autres. Le chômage des générations les plus jeunes atteint 25 %. Dans des quartiers entiers, on est à plus de 50 %. À ce moment-là, on est un pays qui est en perdition.

"Exigeons que l'on pense aux jeunes dans toutes les décisions"

Le sac de voyage de cette génération est chargé de plomb parce que la dette exigera un prélèvement de leur travail pendant des décennies. Il faut voir à quoi ce prélèvement pour rembourser la dette est comparable, il faut voir ce que l'on prendra aux Français pour payer la charge de la dette si on continue. Eh bien on nous rebat les oreilles, on entend beaucoup parler, on a entendu parler ce matin du grand emprunt. Ce qu'il faudra prélever sur le travail des jeunes, c'est au moins un grand emprunt tous les ans. Cela veut dire que les jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui, pendant 20 ans, tout l'impôt sur le revenu qu'ils paieront, tout le prélèvement sur leurs efforts et leur travail, tout ce qu'ils devraient dégager pour préparer l'avenir, cette génération le donnera sous forme de rente, moitié à l'endroit des plus riches du pays et moitié à l'endroit de l'étranger. Vous connaissez une génération que l'on a ainsi plombée, vidée de sa substance ? Je dis que les jeunes français devraient instruire à l'égard des gouvernants qui les ont placés dans cette situation un procès pour non-assistance à génération en danger.

Il y a toute la question de comment peut-on aider des jeunes à passer le moment difficile où ils n'ont pas encore d'emploi. Ça, c'est un chantier prioritaire. Il y a tous les chantiers qui touchent à la prévention, à la santé, qui comptent beaucoup et les organisations étudiantes les avaient à l'esprit, en tout cas quand j'étais en relation avec elles. Et il y a tout le chantier, qui pour moi est très important, de l'initiation professionnelle. En France, on vit avec l'idée qu'on fait des études pour faire un métier. Selon moi, et avec plein d'expériences de vie, on devrait découpler les deux. On fait des études et on se forme à un métier. Ce n'est pas nécessairement le métier commandé par les études. On peut très bien faire des études de philosophie et derrière être directeur des ressources humaines. Car le plus important reste l'emploi. Si vous ne donnez pas de "taf", comme disent les jeunes, si vous ne leur donnez pas de travail, vous ne leur donnez pas grand-chose.

Beaucoup me diront, 'mais François fais attention, ce sont les plus âgés qui votent', quelquefois ils disent 'ce sont les vieux qui votent'… Je suis certain que ceux que l'on dit vieux sont les parents et les grands-parents des plus jeunes, qu'un pays est une famille. Je récuse le calcul égoïste. Un pays, c'est comme un arbre ; les fruits valent ce que valent les racines. C'est un ensemble, que nous devons défendre. C'est un écosystème.

Je revendique que nous soyons, dans la vie politique française, les avocats et les défenseurs des jeunes, ceux qui exigent, en leur nom, que l'on pense à eux dans toutes les décisions, surtout les décisions qui concernent l'avenir lointain, même si d'autres ont choisi de sacrifier l'avenir au présent.

François Bayrou

samedi 14 janvier 2012

Perte du triple A : les Jeunes de Bayrou trouvent infantiles les réactions des gouvernants‫‏‬

Les Jeunes Démocrates interpellent nos gouvernants suite à la dégradation de la note de la France par l’agence Standard and Poor's ce vendredi 13 janvier 2012.

Voici plusieurs mois, voire année, que la France vit sous la pression constante des organismes de notation. Le couperet  tombe ce soir, avec la dégradation de la note française, et la perte de son triple A. Dès 2006, François Bayrou avait dénoncé l’impact d’une dette grandissante. Par manque de lucidité, ou déni de réalité, il a été dénigré.

Alors que cette nouvelle devrait appeler une réaction unie et ferme de notre classe politique, alors qu’une voix solide et claire devrait se faire entendre, les Jeunes Démocrates constatent que les « petites phrases », les commentaires visant tel ou tel camp, se multiplient au fil des heures. Si cette décision fera grand tort à notre pays, la responsabilité de cette dégradation ne saurait incomber à la seule présidence de Nicolas Sarkozy ou à l’irresponsabilité présumée de l’opposition.

Les Jeunes Démocrates refusent de voir leur génération naître et vivre sous la menace d’agences ou d’instances lointaines, immatérielles, et financières. Le politique doit reprendre sa place. Nous ne pouvons plus tolérer la prédominance  d’un système financier - impalpable ou abstrait- sur la réalité des citoyens. Comme l’indique Sophie Micollet, Vice-Présidente des Jeunes Démocrates à l’Economie et à l’Emploi, « Notre génération n’acceptera pas de payer les dégâts causés par nos aînés, nous ne serons pas la Génération Damoclès».

Une question simple se pose : à quoi rêvent les Jeunes Français ? Mille réponses pourraient être données, une seule les résume : à être libres. Libres de trouver l’emploi de leur choix, libres de vivre là où ils le souhaitent, libres de disposer de leur argent sans devoir rembourser par leurs impôts les erreurs du passé.

La France est une grande nation, digne et fière. Son histoire, sa culture, son industrie, son système éducatif,  et son système social, constituent tout autant de richesses que son cours de bourse. Elle ne saurait se résumer à une suite de lettres, avec deux ou trois A. Son économie bien que fragilisée reste solide et inspire encore confiance à ses principaux partenaires commerciaux, dont l’Allemagne.

La dégradation de la note française ne durera pas,  dès lors que nos gouvernants parviendront à faire abstraction de ce poids pour relever son économie. Cela ne sera pas possible sans une régénération du système productif et industriel, un soutien appuyé aux entreprises françaises – des TPE aux groupes internationaux, et un remodelage de son système fiscal.

Le politique doit reprendre sa place et sa noblesse. La confiance doit renaître. Les Jeunes Démocrates sont convaincus, plus encore aujourd’hui, que seul François Bayrou sera capable de relever ces défis.

François-Xavier Pénicaud
Porte-parole jeune de François Bayrou
Président des Jeunes Démocrates
fx.penicaud@jeunes-democrates.org

Sophie Micollet
Vice-Présidente des Jeunes Démocrates à l'économie et à l'emploi
s.micollet@jeunes-democrates.org

mercredi 11 janvier 2012

François Bayrou répond à Jacques Attali

Où trouver, en trois ans au plus, les 90 milliards nécessaires pour maîtriser la dette publique et retrouver une autonomie de décision?

François Bayrou : Entre le 1er juillet 2012 et la fin 2015, il faut que la France retrouve l'équilibre de ses comptes publics. Nous avons donc quarante mois pour réaliser cet objectif, et en même temps pour entraîner la renaissance du "produire en France". Aujourd'hui, les recettes publiques vont approcher les 1000 milliards, dont 920 en prélèvements obligatoires. La dépense publique approche 1 100 milliards. Il faut donc trouver 100 milliards pour revenir à l'équilibre, pour autant que les taux d'intérêt n'explosent pas... Je propose deux principes : 

- Partage de l'effort, de l'ordre de moitié en dépenses et moitié en recettes. Pour l'essentiel, les économies en dépenses demandent des réformes d'organisation de l'État. Les montants à en attendre seront donc plus tardifs que les montants provenant des recettes. La répartition entre nouvelles recettes et économies de dépenses sera donc forcément progressive.  

- Répartition de l'effort sur les trois années et demi: 10 milliards en 2012, 30 milliards chacune des trois années suivantes. 

Il y aura un train d'économies immédiates, exemplaires et symboliques, dans le train de vie de l'État, par exemple rémunération du président et des ministres, train de vie de l'Élysée et du gouvernement. Ces économies ne sont pas à mesurer seulement par leurs montants, mais en exemplarité: elles montreront le choix d'un État et d'une puissance publique plus sobre et plus économe des fonds publics, qui sont ceux des citoyens. 

Les recettes nouvelles proviendront d'abord d'efforts demandés aux plus favorisés (tranche marginale actuelle portée de 41 % à 45 %, et tranche supplémentaire pour les revenus super-élevés à 50 %). La TVA est l'impôt sur lequel l'effort le plus modéré est le plus productif. Les niches fiscales devront être soit plafonnées, soit "rabotées", soit pour un certain nombre d'entre elles supprimées (défiscalisation des heures supplémentaires). 

Pour favoriser le "produire en France", la question des charges concentrées sur le travail devra être posée (Bayrou) 

Les économies proviendront de réorganisations profondes au sein de la société (équilibre à long terme des régimes sociaux), de l'État, de programmes superflus supprimés, d'un pacte de modération conclu avec les collectivités locales, d'un nouvel accord national pour le redressement du pays négocié avec les partenaires sociaux, portant par exemple sur l'organisation et le temps de travail. Pour favoriser le "produire en France", la question des charges concentrées sur le travail devra être posée. 

Faudra-t-il, et dans quelles circonstances, former un jour un gouvernement d'union nationale?

François Bayrou: L'unité nationale (je préfère ce mot) est une obligation. Il est impossible d'obtenir les changements que la situation du pays impose dans le climat de guérilla perpétuelle et ridicule qui oppose, du parlement jusqu'à la plus petite commune, les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis trois décennies et sont coresponsables de notre déclin. 

Il faut donc une démarche politique nouvelle, qui rassemble les volontés, un nouveau président et une majorité nouvelle, centrale et ouverte, au service exclusif du redressement de la France. Ce choix ne peut être imposé que par la volonté des électeurs au moment de l'élection présidentielle. 

J'ajoute que ce changement devra être plus large que le seul changement de notre vie politique: les relations sociales au sein de l'entreprise, par exemple, doivent évoluer elles aussi pour que la France s'en sorte. Ce sera une des conséquences du choix des Français au mois de mai. 

L'"union sacrée" aurait du sens à condition de reposer sur une ligne stratégique claire, qui préserve les intérêts supérieurs du pays.

Faut-il mettre en chantier une nouvelle génération de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins pour remplacer les actuels, bientôt obsolètes, ou renoncer à cette composante de la dissuasion nucléaire?

François Bayrou: Le président de la République est chef des armées. Tant que l'action internationale de renoncement aux armes nucléaires (que je soutiendrai) n'a pas abouti, il est de sa responsabilité de garantir notre sécurité. Ma conviction, aujourd'hui, est que la composante sous-marine est complémentaire de la composante aérienne et, d'une certaine manière, en assure aussi la sécurité. Je ne crois pas que les sous-marins soient tous obsolètes (les plus récents ont 8 ans!). En tout état de cause, ma responsabilité sera d'assurer que tant qu'il y aura des menaces, la France ne baissera pas la garde et que sa dissuasion restera crédible.

Que faut-il nationaliser ou privatiser?

François Bayrou: "Nationaliser" ne me paraît guère de saison, l'État n'en a plus les moyens. Peut-être y serons-nous contraints, à notre corps défendant, en cas de catastrophe (par exemple dans certains secteurs du système bancaire)... En vérité, il aurait fallu y réfléchir à deux fois avant de prendre des décisions de privatisation aventurées, par exemple lors de la privatisation de Dexia, ou des autoroutes. Mais "nationaliser" ne peut être qu'un dernier recours. En revanche il nous faudra de nouveaux outils pour l'action publique, par exemple pour aider à la reconquête du "produire en France".

Faut-il, et comment, tenter de contenir ou de favoriser l'augmentation de la population du pays?

Nos enfants sont notre force, peut-être la plus considérable. Il faudra animer la vie du pays, son activité, assurer les retraites des générations nombreuses, et le rayonnement de la France. Notre politique familiale doit être soutenue et elle est exemplaire dans le monde. Je la défendrai et l'améliorerai. 

Faut-il faire financer, au moins en partie, leurs études universitaires par les étudiants?

François Bayrou: Le modèle républicain français, à la différence des pays qui nous entourent, est que l'essentiel de la formation scolaire et universitaire est assuré à partir de l'impôt. C'est une des raisons principales qui explique notre taux de dépenses publiques plus important que nos voisins. Et ce n'est pas de l'argent jeté! La France doit l'assumer: c'est un investissement pour l'avenir. 

Ne pas croire que cela ne coûte rien aux familles! Lorsque vos enfants font leurs études dans d'autres régions, il faut assurer le logement, la vie quotidienne, les fournitures, les livres, etc. C'est souvent très lourd. Dans le cadre de cet effort, pour aider les étudiants à financer leurs études, je proposerai une mesure nécessaire pour l'école et utile pour eux, de participation active au soutien scolaire (aide aux devoirs, présence auprès des élèves, etc.), moyennant indemnisation.

Faut-il interdire l'usage et le commerce de substances légales addictives et mortelles (tabac, alcool, produits sucrés) ou autoriser celles que la loi prohibe (haschich, cocaïne, etc.)?

François Bayrou: Je ne mets pas sur le même plan "produits sucrés" et cocaïne, par exemple. Pour moi, les addictions, notamment aux produits psychotropes qui altèrent la perception de la réalité, doivent être traitées d'abord sous l'angle de la santé publique. Une politique publique de prévention, d'éducation, de soins serait plus efficace que toute autre pour combattre les fléaux sociaux que sont ces diverses formes de dépendance. Il faut évidemment lutter sans faiblesse contre les trafiquants qui mettent en exploitation ces dépendances.

dimanche 8 janvier 2012

Sécurité mon amour

+1 :

- point dans les sondages

- ralliement

- café démocrate niçois

A jeudi soir à la brasserie Borriglione !

Contact : 06 34 33 20 09

lundi 19 décembre 2011

Militer sans se faire frapper, épisode 1

Notre action de formation se poursuit avec aujourd'hui la diffusion du premier épisode de notre mini-série.

@ découvrir ici !

lundi 12 décembre 2011

13% ! Ca va faire mal...

*Flashback, mars 2007* Simone Veil : "Bayrou, c'est le pire de tous !"

C'est entouré d' "éloges" que François Bayrou a terminé sa campagne présidentielle de 2007 car trop menaçant dans les sondages. Pourtant en décembre 2006 il n'était qu'à 6%...

Aujourd'hui nous apprenons qu'avec une déclaration de candidature et une emission prime-time sur France2 François Bayrou gagne 6 points dans les sondages et passe à 13%. 

En 2012, il donnera petit à petit le détail de son programme (de janvier à mars), plus de citoyens auront lu son dernier livre, le FN se sera ridiculisé(davantage), le PS et l'UMP entre-tués dans leur propre camp... on peut donc plus qu'espèrer François Bayrou au second tour. De toutes les manières il l'a dit il fait campagne pour être élu. Pas comme des candidatures  Morin, Boutin et aujourd'hui Villepin. 

Mais on l'a vu en 2007, le PS, l'UMP et le FN savent toujours se retourner à l'unisson contre leur ennemi commun. Donc restons vigilants et prêts à répondre aux attaques les plus perfides. Sur les forums des journaux par exemple, cela s'appelle le webmilitantisme. Et ne soyons pas trop pressés de voir paraître les sondages de second tour qui certainement comme en 2007 donneront Bayrou largement gagnant face à n'importe quel adversaire. 

Mais quoiqu'il en soit, vivement  2012 !

vendredi 9 décembre 2011

Ouverture du site de campagne de François Bayrou

La campagne est lancée : www.bayrou.fr

mardi 29 novembre 2011

Interview de Fabien Bénard

Samedi 26 novembre se tenait à Paris dans les locaux de l'Assemblée Nationale le Conseil national du Mouvement Démocrate auquel participaient Geneviève Marck et Xavier Delorme, Conseillers Nationaux ainsi que venu de Nice,Fabien Bénard le Président de la fédération des Alpes Maritimes.

L'ordre du jour appelait un vote sur le nouveau Règlement intérieur national mais le CN du MoDem à surtout, après un long débat de politique générale, adopté à l'unanimité une motion politique qui "demande à François Bayrou de représenter l'ensemble de forces du grand courant du centre français à la présidentielle".

"Le Conseil national du Mouvement Démocrate affirme que la situation de crise que traverse le pays exige une prise de conscience dont François Bayrou a, depuis des années, été le précurseur. Il affirme que les efforts à demander au pays ne sont acceptables qu’avec une exigence d’équité sociale et de juste répartition.

Il affirme que seule une démarche politique nouvelle dans un esprit d’union nationale permettra de porter pendant le temps nécessaire la volonté de redressement du pays, de lui garantir l’adhésion des Français et de rendre crédible ce sursaut.

Il considère que François Bayrou est le seul qui permette à la fois cette lucidité, cet engagement et ce rassemblement des forces du courage. Au nom du Mouvement démocrate il lui manifeste donc son soutien chaleureux.

Le Conseil national considère en même temps que la candidature de François Bayrou ne peut être une candidature de partis et doit aller au-delà même de son propre parti.

Le Mouvement démocrate a permis, par son existence et son intégrité, de garantir au grand courant du centre français qu’il pourrait désormais se développer dans l’indépendance. L’élection présidentielle doit être l’occasion et le moment où se réuniront les forces de ce grand courant trop longtemps dispersées.

C’est pourquoi le Conseil national demande à François Bayrou de représenter l’ensemble de ces forces, et mandate son bureau exécutif pour préparer avec toutes les forces disponibles la maison commune de toutes les sensibilités qui font le choix de reconstruire ensemble la France.

Selon François Bayrou, "... nous vivons un moment historique. Le constat de la dégradation de notre pays, comme de beaucoup d'autres pays est préoccupant. Le plus frappant c'est le découragement : des gens résignés, d'autres révoltés."

Le candidat du centre veut être le candidat d'un large rassemblement: "Des responsables politiques exceptionnels pour une situation politique exceptionnelle".

La véritable déclaration de candidature aura lieu dans les premiers jours de décembre à Paris ou en région parisienne. Mais dès mercredi 30 novembre, il présentera l'agenda 2012-2020. Ce sera le Discours de la méthode Bayrou.

L'équipe autour du candidat s'étoffe. Bernard Bosson, François Zochetto, Pierre Albertini, Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, toute l'équipe de Jean Arthuis, Dominique Versini, Daniel Garrigue s'ajoutent au shadow cabinet du MoDem qui travaille depuis un an.

Selon Fabien Bénard localement, les équipes du MoDem ont le devoir de favoriser ce grand rassemblement afin de "donner de l'espoir à nos concitoyens, militer pour la modification des institutions, répondre aux profondes interrogations sur l'Europe, trouver des solutions aux difficultés quotidiennes des gens. Pour préparer avec toutes les forces disponibles la maison commune de toutes les sensibilités qui font le choix de reconstruire ensemble la France."

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mardi 22 novembre 2011

François Bayrou à Aix-en-provence : "La monnaie, c'est uniquement de la confiance"

"Ceci n'est pas 10 euros": un billet à la main, le candidat du MoDem à la présidentielle, François Bayrou, a expliqué lundi la crise de la dette et de la monnaie unique aux étudiants de Sciences Po Aix en revisitant une toile de Magritte.

"Qu'est-ce que c'est que ça ?", a-t-il demandé, un billet de 10 euros à la main, dans le grand amphithéâtre comble de l'IEP.

"Chacun se dit: avec ça, je peux acheter six litres d'essence, dix baguettes de pain, six tickets de métro à l'unité ou cinq kilos de pommes. Mais en réalité, ceci n'est qu'un bout de papier. Ceci n'est 10 euros que parce que nous croyons que c'est 10 euros", a-t-il poursuivi dans une allusion à la toile de Magritte "Ceci n'est pas une pipe", attribuée à Duchamp avant que l'assistance ne corrige.

"La monnaie, c'est uniquement de la confiance. A partir du moment où les dirigeants européens ont accepté l'idée qu'un pays de la zone euro pouvait ne pas rembourser ses dettes, la confiance a disparu", a déploré M. Bayrou, en attribuant la responsabilité de la crise de la dette aux gouvernants.

"Ce n'est pas la faute des marchés si un certain nombre de pays européens ont emprunté tellement qu'ils ne sont plus capables de rembourser. La situation de surendettement, ce n'est pas la faute des banques. Ce sont les Etats qui ont créé cette situation", a-t-il dit.

"Tant qu'on entretiendra l'idée que c'est la faute des marchés, du capitalisme, des banques (elles avaient une part de responsabilité en 2008, aujourd'hui ce n'est pas leur crise), tant qu'on entretiendra l'idée que c'est la faute des autres, on ne sera pas en mesure de relever les défis de notre crise à nous, de notre temps", a-t-il conclu.

Aux côtés du député européen Jean-Luc Bennahmias, M. Bayrou répondait aux questions d'étudiants de Sciences Po dans le cadre d'une conférence sur le thème "Produire et instruire", au cours de laquelle il a également affirmé la nécessité de "se remettre à produire en France" pour résorber le déficit du commerce extérieur.

Auparavant, il avait entrepris son déplacement dans les Bouches-du-Rhône par la visite d'une épicerie solidaire et d'un centre d'hébergement social à Salon-de-Provence.

  

vendredi 18 novembre 2011

François-Xavier Pénicaud sur Radio Campus

Dans le cadre du partenariat entre Radio Campus Paris et 2012voixjeune.fr, le président des Jeunes Démocrates, François-Xavier Pénicaud était l'invité de l'émission A l'Asso de 2012, mercredi 9 novembre.

jeudi 17 novembre 2011

Et pendant ce temps là, 8 milliards de plus empruntés par la France

8 milliards de plus, comme chaque... semaine.

No comment.

lundi 14 novembre 2011

Suivez-nous sur twitter : @jdem06

La campagne va commencer ! Suivez-nous et vous serez au courant notamment de toutes les infos de campagne et logistiques du Mouvement Démocrate des Alpes-Maritimes.

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Premier souvenir de campagne

C'est reparti pour un (deux) tour(s) !

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jeudi 10 novembre 2011

Bayrou l'emmerdeur ou la France masochiste, rafraichissement de mémoire

A 6 mois du premier tour, il est grand temps de rafraichir la mémoire de nos (é)lecteurs. Le bloggeur Voltaire l'a très bien fait aujourd'hui sur Agora Vox. Nous nous permettons de vous faire découvrir ses propos que nous approuvons à 100%.

Equilibre budgétaire d'un programme présidentiel, prise de conscience, avant-gardisme... vous vous demanderez si l'ont peut encore s'infliger le même châtiment en 2012, ou bien si Bayrou est le vrai vote utile.

"En lisant le sous-titre du dernier numéro du Point, « Bayrou l’emmerdeur : l’homme qui avait prédit la catastrophe de la dette », François Bayrou a souri. Un sourire jaune. On a souvent tort d’avoir raison trop tôt a-t-il dû penser… L’histoire se répètera t-elle en 2012 ?

Imaginer ce qu’aurait été la situation de la France en 2011 si François Bayrou avait été élu en 2007 relève bien sûr de la politique-fiction. On pourra toujours se demander si l’État aurait été vraiment plus impartial, si la construction Européenne aurait été vraiment relancée, s’il y aurait eu plus de justice sociale… Mais une chose est des plus probable : la France ne serait pas au bord de la faillite financière. A la surprise générale, François Bayrou avait fait du rétablissement des comptes publics le cheval de bataille de sa campagne de 2007. Sujet aride, impopulaire, et même complexe à expliquer pour un homme infiniment plus littéraire qu’économiste. Mais, peut-être mu par le bon sens paysan de ses racines, Bayrou avait anticipé l’abîme vers lequel la France se dirigeait avec ses déficits chroniques et une dette qu’il qualifiait déjà d’abyssale.

Dès 2007, il avait réclamé l’interdiction des déficits publics en matière de budget de fonctionnement (la fameuse « règle d’or »). Nul doute que la potion eût été amère pour nombre de Français : mis à part le budget de l’éducation qui aurait été préservé, les impôts des plus favorisés auraient été accrus, les niches fiscales rabotées, les dépenses de santé, d’équipement, de services, de sécurité calculées au plus juste. Il n’y aurait pas eu de loi TEPA, pas de défiscalisation des heures supplémentaires, pas de déduction d’impôt pour les intérêts d’emprunts immobiliers, pas d’exonération d’impôt sur les successions… Sa seule mesure couteuse, les fameux « 2 emplois nouveaux sans charge », très favorable aux PME, aurait nécessitée entre 5 et 8 milliards d’euros, mais aurait permis de faire reculer le chômage (et donc réduit les dépenses liées aux cotisations afférentes), et renforcé la compétitivité des entreprises (et donc accru les rentrées fiscales).

Comparé aux projets des candidats PS et UMP, le projet de Bayrou n’était sans doute pas assez sexy : pas assez de cadeaux fiscaux, pas assez de dépenses en faveur des électeurs… Alors que le coût supplémentaire des deux programmes des candidats favoris avaient été estimé à plus de 50 milliards d’euros chacun par des organismes indépendants, celui de Bayrou se limitait à une quinzaine de milliards seulement… pas assez pour être élu… Cette potion amère, l’Allemagne l’avait prise quelques années auparavant. Cela avait entrainé l’éclatement du parti Social Démocrate de Gerhard Schroeder, l’aile gauche opposée aux mesures de redressement imposées par le premier chancelier étant partie pour créer un nouveau mouvement, die Linke. Résultat : en 2011, malgré la crise, l’Allemagne a réalisé un tel excédent de recettes fiscales qu’elle a prévu de diminuer de 6 milliards d’euros les impôts en 2012, et d’accroître en parallèle de 10% son budget pour l’éducation et la recherche. Quant à la France… son déficit a atteint plus de 7% de son PIB en 2010, et demeurera à environ 5,7% en 2011, tandis que sa dette se dirige allègrement vers les 1800 milliards d’euros, environ 85% de son PIB (en 2007, nous en étions à 64%, un niveau déjà record…). Pour freiner la spirale infernale, le chef du gouvernement vient d’annoncer un second train de mesures d’austérité, après celui du mois d’août, et en attendant le suivant...

2012, bis repetita ?

Par delà les mesures nécessaires de rétablissement de la situation financière à court termes, imposées par la crise actuelle, on peine encore à distinguer aussi bien à l’UMP qu’au PS quelles stratégies de relance, et donc de reprise et d’espoir, ces deux partis comptent mettre en œuvre. Faute de compétitivité, notre économie se retrouve sans moteur de croissance, et donc de sources de recettes fiscales et d’emplois. Pour François Bayrou, le révélateur a été le déficit grandissant de notre commerce extérieur depuis une dizaine d’années, qui atteindra cette année le chiffre ahurissant de 80 milliards d’euros. Si ce déficit n’a pas d’incidence directe sur le déficit budgétaire (ce sont les français qui achètent en valeur bien plus de produits étrangers que nous ne vendons à l’étranger, et non l’État qui dépense à l’étranger), il est néanmoins révélateur de la perte de compétitivité de la France et donc, indirectement, des moindres rentrées fiscales.

Depuis plus d’un an, François Bayrou a ainsi axé l’une des trois grandes composantes de son nouveau projet présidentiel sur un sujet inattendu : produire, de nouveau, en France. Production industrielle bien sûr, mais aussi agricole, culturelle etc. Inattendue, cette proposition l’est, tant depuis une dizaine d’années la plupart des discours des économistes et de nombreux responsables politiques considéraient comme inéluctable, du fait de la mondialisation, la délocalisation de la production de base dans les pays émergents, et proposaient comme unique alternative viable le développement d’économies de services et de produits à très haute valeur ajoutée. Mais face à des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil qui investissent massivement dans l’innovation, et deviennent donc concurrents non seulement grâce à leur main d’œuvre moins chère mais aussi à partir de produits high-tech, cette dernière solution devenait obsolète.

Après avoir étudié en détail les raisons du succès de pays comme l’Allemagne ou la Corée du Sud, François Bayrou en a conclu que le problème français n’était pas tant à rechercher du côté du coût de sa main d’œuvre (coût équivalent en Allemagne par exemple) mais qu’il était surtout lié à l’inadéquation de nos productions par rapport à la demande. Des produits de qualité, et donc plus durables et environnementalement soutenables, des solutions adaptées aux différents profils de clients et de consommateurs, peuvent toujours être produit en France, à des coûts européens, et demeurer compétitifs. Mais notre tissu de PME ne semble pas avoir fait l’effort et surtout avoir été soutenu pour effectuer les innovations, investissements et transformations nécessaires, tandis que les grandes entreprises, très délocalisatrices, demeurent fiscalement favorisées.

Si quelques voix se sont élevées du côté du gouvernement, comme celle du Secrétaire d’État au Commerce Extérieur Pierre Lellouche, pour évoquer une réindustrialisation du pays, force est de constater que les mesures ne suivent guère. Quant au PS, cette réindustrialisation avait aussi été évoquée par Martine Aubry lors de sa campagne des primaires, mais de façon plus axée sur l’industrie lourde et traditionnelle, qui semble beaucoup plus complexe à relancer en France.

 Pour François Bayrou, le défi est donc de faire en sorte que la justesse de son analyse ne soit de nouveau suivie d’aucun effet. Faire campagne sur un renouveau de la production française sans partir dans les grands élans démagogiques protectionnistes comme le font les partis extrémistes risque fort de nouveau d’être insuffisamment attirant pour l’électeur. Et pourtant, la France a besoin de retrouver compétitivité et croissance pour sortir de la crise et financer son modèle social. Dans son nouveau livre « État d’urgence », François Bayrou parle du nécessaire espoir qui doit être donné aux Français pour que les sacrifices actuels servent effectivement au redressement du pays. Transformer cet espoir en action, telle est la difficile route du leader centriste, alors que son horizon politique demeure incertain, et sa voie étroite."

mardi 25 octobre 2011

Les jeunes des formations centrales travaillent leurs propositions contre les dettes

Jeudi 27 octobre à 19h30 se déroulera au siège du Mouvement Démocrate un débat sur "Les dettes en France", à l'initiative de Jeunes Démocrates parisiens.

François Xavier Pénicaud
, président des Jeunes Démocrates (Mouvement Démocrate), Frédéric Moisy-Nguyen, président de la fédération jeune de l'Alliance Centriste, Jérémy Coste, président des Jeunes Centristes (Nouveau Centre), Daniel Leca, président des Jeunes Radicaux, Pierrick Prevert, secrétaire national en charge des jeunes Cap 21, Jonathan Bocquet, délégué national des Jeunes Radicaux de Gauche, débattront dans un cadre républicain de plusieurs problématiques relatives au sujet de la dette, telles que la règle d'or, la question de la mutualisation des dettes au niveau européen, mais aussi des dettes sociales, démographiques, et environnementales.

Les représentants de ces différentes formations politiques confronteront ainsi leurs points de vue sur un sujet cher aux formations centrales de l'échiquier politique.

Les Jeunes Démocrates de Paris.


Pour plus d'informations n'hésitez pas à contacter :

John Anderson-Colorado, président des jeunes Democrates de Paris, 0645786628,
Francois-Xavier Pénicaud, président national des Jeunes Democrates, fx.penicaud@jeunes-democrates.org, 06 64 11 94 66
Matthieu Beaufrere, attaché de presse des Jeunes Democrates, 0667422592

vendredi 21 octobre 2011

Interview de François Bayrou dans le magazine Têtu du mois de novembre

Dans une interview à paraître dans le numéro de novembre de TÊTU, François Bayrou est revenu sur l'union pour les personnes de même sexe, l'égalité des droits et l'homoparentalité.

TÊTU : En juin dernier, lors du vote à l'Assemblée de la proposition de loi socialiste concernant l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, vous vous êtes abstenu. Pour quelles raisons ?

François Bayrou : Tous les couples qui ont un projet stable, à long terme, de vie en commun et qui veulent que ce projet soit reconnu par la société doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cet engagement doit être contracté dans les mêmes conditions de solennité, y compris par l'état civil de la nation, devant le maire. Mais pour moi, il s'agit d'une union, pas d'un mariage. Un mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme. C'est sur cette dénomination que je me suis abstenu. Bien des pays qui ont avancé en ce sens ont choisi des noms différents. En Angleterre, par exemple, c'est le "civil partnership". Il est juste de nommer exactement les choses.

Vous n'avez donc pas évolué sur cette question de vocabulaire...

C'est une question symbolique importante...

Ah, vous le reconnaissez ?

Évidemment.

En 2007, vous proposiez la mise en place d'une union civile...

L'adjectif "civil" était superflu. Car civil s'oppose à quoi ? A religieux, par exemple ? Il s'agit d'octroyer ici les mêmes droits, exactement les mêmes, comme la dissolution par divorce devant le juge, les mêmes droits fiscaux, sociaux... Ce droit aux droits est légitime. Il est pour moi sans réserves. Mais le nom juste est "union".

Dans TÊTU en 2007, vous évoquiez un "mouvement de compréhension réciproque"...

Oui, un mouvement de compréhension et de reconnaissance, et, au fond, d'attention réciproque. L'action des responsables politiques doit susciter la compréhension entre Français, entre citoyens. Parmi nos concitoyens, il y a bien des différences de sensibilité, parfois venues d'autres traditions culturelles, parfois plus traditionnelles. Ceux-là souvent se sentent déracinés, désespérés, simplement parce qu'ils ne voient pas le monde de la même manière et qu'ils ont l'impression que dans ce monde il n'y a plus de place pour eux. Ceux-là aussi ont un droit à la compréhension. Pendant très longtemps, le combat de la communauté homosexuelle était "accepter la différence". Accepter la différence, au fond, ça vaut dans les deux sens. Évidemment, je sais très bien ce que ma position a de minoritaire aujourd'hui !

Vous vous dites donc minoritaire sur la question...

Je sais bien qu'aujourd'hui tous les responsables politiques, à l'approche des présidentielles, viennent défiler devant vous : "Mes chers amis, je suis pour le mariage..." (Sourires.)

"DIRE 'L'HOMOPARENTALITÉ C'EST AFFREUX'... EXCUSEZ-MOI, MAIS C'EST LA VIE DE TOUS LES JOURS !"

Concernant l'homoparentalité, en restez-vous à l'adoption simple ?

A la vérité, je ne comprends pas le débat sur cette question. Car l'homoparentalité, elle existe. Il y a des centaines de milliers d'enfants, nés de pères ou de mères qui se sont, au cours de leur vie, découverts homosexuels, après avoir vécu en tant qu'hétérosexuels. Alors, dire "l'homoparentalité, c'est affreux"... Excusez-moi, mais c'est la vie de tous les jours ! Ensuite, l'adoption homosexuelle, elle existe, puisque j'ai été président de conseil général, et je suis moi-même intervenu pour qu'il n'y ait pas de distinction sur le sujet...

Mais ce n'est pas le cas de tous les conseils généraux...

C'est mon expérience. On peut selon la loi en vigueur adopter individuellement, que l'on soit hétérosexuel ou homosexuel. Ne reste donc qu'une question : la partage de la parentalité. Le fait que deux personnes, notamment dans le cadre de l'union que je propose, élevant des enfants ensemble, les ayant adoptés ensemble, soient reconnues toutes les deux comme parents me paraît un droit logique et de bon sens.

Quelle est votre position sur l'ouverture de la PMA aux couples de femmes ? Que pensez-vous des "mères porteuses" ?

Les couples de femmes homosexuelles ont-ils accès à l'insémination artificielle ? Oui, il suffit d’aller en Belgique. Alors l’idée qu’une chose serait autorisée et légale là et interdite en France n’est plus de ce temps. Reste la gestation pour autrui (GPA). C’est très compliqué. J'ai des amis, des couples d’hommes, militants au Modem, qui y ont eu recours. Cela pose d’abord la question du rapport marchand. Alors, j’adopte une ligne de conduite : essayons de faciliter une chose qui, pour moi, est précieuse, la vie des enfants. Des gens, que je respecte, sont très révulsés par la gestation pour autrui, et en même temps, il y a des enfants qui naissent de cette manière. Respectons leur vie, et donnons-leur des droits.

Donc, pour les enfants conçus à l’étranger en GPA, vous êtes pour leur reconnaissance juridique ?

Oui, bien sûr.

Que proposez-vous pour les droits des transsexuels ?

Le chemin qui mène à la transsexualité est celui d’une mise en cause intérieure violente, douloureuse. Peut-on imaginer plus violent qu’un tel passage ? Il est donc normal de faciliter le changement d’état civil. Après tout, ça gêne qui ?

Jean-Yves de Chaisemartin, ancien dirigeant des jeunes UDF, a fait son coming out, il y a deux mois dans TÊTU. Comment expliquez-vous qu’en France, il y ait si peu de visibilité parmi les responsables politiques ?

On ne devient pas homosexuel, on découvre qu’on l’est. C’est dans le tréfonds de l’enfance que ce genre de situations se noue. Ce n’est pas que de l’acquis, c’est du réel, ce n’est pas qu’une préférence, c’est du vécu. C’est un chemin qui ne se fait pas sans y laisser beaucoup d’émotions, de culpabilité parfois, de difficultés avec ceux que vous aimez. Pour beaucoup de responsables politiques, l’homosexualité reste une "transgression" qu’ils n’osent affronter par rapport à leurs concitoyens, aux électeurs. J’en ai souvent discuté avec André Labarrère (l’ancien maire de Pau, ouvertement homo, mort en 2006). Il m’a raconté son adolescence, son trouble d’alors. Pendant longtemps, il n’a rien dit, et puis, un jour, il a assumé. Je respecte également ceux qui ont réglé la question pour eux-mêmes et ceux qui ont du mal à le faire, car ce chemin est difficile.

Il n’y a que vous au Centre ?

Il n’y a de centre qu’indépendant. Ceux qui affirment sans cesse que "la Droite et le Centre c’est la même famille politique" disent en fait que le Centre n’existe pas. Or, toute ma vie, j’ai voulu que le Centre s’affirme, qu’il soit le fondateur d’une majorité nouvelle.

jeudi 20 octobre 2011

Face à la pauvreté, le théâtre de guignol de l'UMP et du PS ne fait plus rire

Les jeunes démocrates s'indignent devant le nombrilisme de l'UMP et du PS alors que lundi avait lieu la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.
Après plusieurs semaines de matraquage médiatique autour des primaires du PS, c'est maintenant l'UMP qui mobilise une quinzaine de ministres et le double de députés pour une convention visant à « démonter » (selon les mots de JF Copé) le projet du PS.
Les jeunes démocrates considèrent que toute cette énergie aurait dû être consacrée à un vrai travail constructif pour que la France propose d'une seule voix les solutions qui s'imposent. Ils se prononcent en particulier pour l'instauration rapide d'une taxe sur les transactions financières, taxe dite "Robin des bois", et souscrivent aux demandes de nombre d'ONG pour qu'une partie significative, la moitié environ, soit consacrée à la lutte contre la pauvreté. Une partie devant par ailleurs être affectée à la lutte contre les déficits, une autre à la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous rappelons que le parlement européen s'est déjà (8 mars 2011) prononcé en faveur d'une telle mesure. A quand une mise en application?
Les Jeunes Démocrates se félicitent d'appartenir à un mouvement dont les dirigeants préfèrent la poursuite de l’intérêt général à la quête des projecteurs des médias. François Bayrou et son équipe en charge des thématiques internationales (Marielle de Sarnez, Nathalie Griesbeck) se sont ainsi rendus en Haïti et ont appelé la France à "soutenir la reconstruction des institutions haïtiennes".
La développement d'une économie, d'une fiscalité, et des institutions capables de les soutenir, dans un pays ravagé par des fléaux successifs, constituent le seul moyen viable de redonner à ce peuple une confiance en l'avenir et une autonomie durable.

Plus que jamais ces comportements partisans de l'UMP et du PS nous convainquent de la nécessité d'apporter une majorité nouvelle, centrale, et de courage, seule à même de dépasser l'inertie d'un bipartisme stérile et inefficace.
F-X Pénicaud, Président national des Jeunes Démocrates, fx.penicaud@jeunes-democrates.org - 06 64 11 94 66
Charlotte Hoffmann, animatrice régionale des Jeunes Démocrates Rhône-Alpes

mercredi 19 octobre 2011

Tristane Banon et le déshonneur des moeurs françaises

Aujourd'hui nous pouvons lire dans les médias français que Tristane Banon renonce à poursuivre Dominique Strass-Kahn suite au classement du parquet pour prescription des faits qualifiés d'«agression sexuelle».

Ce matin sur Canal+, Tristane Banon a expliqué qu'il s'agissait d'une victoire pour elle. Des gens sérieux et qualifiés ont reconnu son agression, ce n'est pas une affabulatrice comme le disaient les avocats de DSK. Et le parquet de Paris ne qualifie pas "d'agression sexuelle" un baisé volé romanesque. De plus, elle a travaillé à ne pas se donner une image cupide en offrant l'intégralité des revenus de son livre aux associations.

Pourtant... des dizaines de pages de commentaires émétiques font suite à cette nouvelle. Un exemple édifiant sur  l'article du Figaro. Je suis mortifiée, comme certainement tous les jeunes démocrates le sont aussi. Avalanche d'insultes, de machisme, d'accusations perverses.

Comment interpréter cette réaction non marginale ? Mais qui sont ces gens ? Mon dieu, ont-ils le droit de vote ?! Je pousse le bouchon délibérément un peu loin, car quand même,  à côté de cette montagne de médiocrité irréfléchie la réaction d'une dame d’extrême gauche, Marie-Georges Buffet, me parait pertinente (proposition de loi pour l'allongement à 10 ans de la prescription pour les agressions sexuelles) !

Comment redresser la France avec des mœurs pareilles qui réapparaissent aussi ancrées à la moindre occasion ?

Une supposition : les gens trainants sur les commentaires des blogs médiatiques sont en majorité des militants. Ce sont donc des militants de centre-gauche qui n'acceptent par la destruction de l'image du père dans leur construction psychologique et qui se déversent en webmilitantisme malsain ? Sont-ils les mêmes qui vont ensuite se pincer le nez en parlant du FN ?

Comme le dit François Bayrou, nos problèmes viennent de chez nous. Instruire, produire, construire. Ok, mais pour réussir notre premier devoir de militant va être d'imposer de nouvelles mœurs : on accepte pas les mallettes mais on acceptera pas non plus une France gangrenée par de telles mœurs.

A nous de faire suite à cette affaire qui n'est que la partie visible de l'iceberg, au quotidien dans notre vie militante qui se doit d'être exemplaire. Et cela bien sûr pour toutes les victimes d'horreurs qui se passent, ... chez nous.  

mercredi 12 octobre 2011

Les tablettes tactiles de Laurent Wauquiez : et toi, l'étudiant ! T'agis ou tu subis ?

Le Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé le lancement d'une opération à destination des étudiants leur permettant d'acquérir une tablette tactile (iPad 2, Samsung Galaxy Tab 8,9 pouces) pour 1 euro par jour pendant 2 ans.

Cette info date de fin septembre, mais vue qu'elle est passé inaperçue (merci les primaires ?) et me semble extraordinairement dans l'air du temps, je me sens obligée d'écrire ces quelques mots qui seront j'espère une prise de conscience pour les étudiants qui me liront.

"Dans l'air du temps" : je n'écris plus ces mots en leur donnant un sens positif. Les annonces gouvernementales qui dansent sur des sables mouvants avec l'air du temps m’écœurent. Et l'air du temps au parti socialiste, pas mieux. En 2006 une Ségolène Royal ovationnée et un DSK qui se prend une veste, et en 2011 ? Ce sont pourtant les mêmes personnes et si on ne peut pas leur reprocher quelque chose c'est bien d'avoir changé de discours. Pourtant... 

Mais revenons-en à nos tablettes tactiles ! Si ça c'est pas une proposition pathétique dans l'air du temps ! D'abord une tablette tactile c'est quoi ? On s'en sert pour faire quoi ? Écouter de la musique, voir un film dans les transports en commun, surfer sur internet de manière plutôt limitée.
Certainement pas pour travailler, rédiger un document, enregistrer un cours etc. Pour ça il y a les netbooks, qui d'ailleurs peuvent couter deux fois moins chers qu'une tablette pour un encombrement comparable et une ergonomie bien meilleure. Et je ne parle même pas des étudiants en informatique ou infographie qui ont réellement besoin d'autres performances.

Ensuite Laurent Wauquiez a précisé que cette offre serait sans aucune limitation de ressources. Vu la situation est-ce vraiment judicieux d'offrir à des personnes qui pourraient se l'acheter eux-mêmes quelque chose d'inutile pour les études ?... C'est navrant d'être obligée de poser cette question. Surtout que lorsque j'étais étudiante à la fac Valrose de 1999 à 2004 en cursus informatique, je n'ai pas fait un seul TP de ma vie avec un ordinateur rien que pour moi. Je me souviens surtout des TP faits à trois sur la même machine. Si aujourd'hui les conditions se sont peut être améliorées c'est surtout car moins d'étudiants s'inscrivent dans cette filière. Si des étudiants en info passent par là, j'attends vivement leurs commentaires.

Maintenant, si l'éducation nationale répond un minimum encore à sa mission nous devrions être capables de faire des petits calculs :

1 euro pendant deux ans ca fait en tout : 730 euros. Sachant que par exemple la Galaxy Tab 8,9 pouces et 3G coutent 449 € sur Internet cela signifie que l’abonnement est finalement vendu à 11,7 € par mois. Ce tarif est à cheval entre le tarif 200Mo de données par mois d’orange pour 8 €/mois et le forfait à 1 Go (1000Mo) pour 28 € par mois, mais seulement 18 € par mois pour une utilisation sur iPad (difficile à comprendre !). Nous voyons bien que suivant les conditions en terme de débit ce n’est pas forcément une bonne affaire. Or, le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez, a déclaré que l’opérateur « finançait la différence » (le cout de la tablette) et que cela ne coutait « rien au contribuable ». Si c’était vraiment le cas l’abonnement reviendrait à 30,4 € par mois ce qui est un abonnement plutôt haut de gamme : 2Go par mois coutent chez Orange 32 € par mois. Est-on bien dans ce cas ? Pas du tout ! L’offre proposée par Orange et le ministre est de 1Go par mois ! Ceci veut donc dire que la tablette pourrait, en fait, être facturée plus cher que ce qu’elle coute (si l’on prend l’offre 1Go iPad) ! Ce n’est pas illogique en soit puisque Orange avance (prête) l’argent correspondant au cout réel de la tablette durant presque deux ans.

Enfin, cerise sur le gâteau : pourquoi Apple et Samsung sont-ils associés à cela ? Et les autres ? Et en particulier Archos ? C'est une marque française qui possède ses bureaux de R&D en France...

Voila comment en une proposition le gouvernement méprise les étudiants et les entreprises (et les gens réellement dans le besoin qui aimeraient bien avoir une tablette à revendre pour manger pendant 6 mois). Tu m'étonnes qu'on en ait pas plus entendu parler...

Bon alors... t'agis ou tu subis ? ;)

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