Bonjour;
 
Les Jeunes Démocrates des Alpes-Maritimes vous adressent  ci-joint un communiqué de presse sur la mise en place de quotas d'élèves  boursiers dans les Grandes Ecoles. Notre fédération départementale partage et soutient les propos tenus dans ce document.
 
Florent Vergnes , nouveau président des Jeunes Démocrates des Alpes-Maritimes est à votre disposition :  contact@jeunes-democrates06.org

Florent Vergnes
Président des Jeunes Démocrates des Alpes Maritimes
Bernard Ligeon
Secrétaire Fédéral des Jeunes Démocrates des Alpes Maritimes



Paris le 7 janvier 2010,

   Alors que la polémique enfle à propos de l’instauration d’un éventuel quota d’élèves boursiers au sein des grandes écoles et que les différents acteurs du monde de l’enseignement supérieur s’invectivent, les Jeunes Démocrates souhaitent affirmer avec sérénité leur position et leurs propositions sur ce sujet.

L’objectif affiché par madame le Ministre Valérie Pécresse de 30% d’élèves boursiers dans les grandes écoles reste non-atteint dans la plupart des lieux d’enseignement supérieur. En effet, les écoles decommerce sont les plus mauvais élèves avec seulement 10,8% d’étudiants bénéficiant d’une bourse nationale (ils sont cependant 20% à recevoir une bourse publique ou privée dans ces institutions) mais
l’université est loin d’être exemplaire puisque le taux d’élèves boursiers s’élève à 25% (et seulement 18% en master).

La question des disparités sociales dans l’enseignement supérieur ne se résume donc pas aux seules grandes écoles. Le problème est plus profond dans la société française et les solutions à envisager doivent s’appliquer bien avant l’entrée dans la vie post-bac.

L’application d’une politique de quotas au sein des grandes écoles nous semble à la fois injuste et contreproductif.En effet, on ne corrige pas une inégalité sociale par une injustice au concours. Cela va à l’encontre de l’idéal méritocratique défendu en France depuis l’époque des Lumières. Imposer un quota c’est imposer un recrutement particulier. C’est donc sous-estimer certains étudiants qui pourtant ont suivi le même cursus que leurs camarades et appliquer de fait une discrimination. De plus, cette proposition institutionnaliserait une distinction au sein des établissements et sur le marché du travail entre élèves issus du concours normal et élèves issus des quotas. A défaut de faire mieux, ce serait même faire pire que la situation actuelle.

Pour être justes et efficaces, les solutions doivent être prises plus en amont. Premièrement, c’est l’information et l’orientation qui font défaut. Beaucoup trop d’élèves issus de milieux modestes ne connaissent pas les parcours et les aides financières qui s’offrent à eux dans le supérieur. On observe
d’ailleurs que la plupart de ces élèves s’autocensurent quant à des études longues et coûteuses et privilégient les cursus courts et professionnalisant. Deuxièmement, davantage de places en internat doivent être aménagées dans les zones défavorisées pour permettre aux élèves qui le souhaitent d’étudier dans les
meilleures conditions et avec un encadrement pédagogique renforcé. Troisièmement, l’enseignement des langues dans le primaire et le secondaire doit être revalorisé dans ses horaires hebdomadaires et repensé dans sa méthode d’apprentissage pour atteindre le niveau d’exigence requis aux concours. Enfin, les concours d’entrée dans les grandes écoles doivent prendre plus en compte la personnalité des élèves et leur parcours extrascolaire, notamment lors des épreuves orales.

Ces propositions visent à donner aux élèves modestes les mêmes chances de parvenir aux concours que les autres ainsi que les bagages scolaires et culturels suffisants pour les réussir.

Franck FAVEUR
Président des Jeunes Démocrates
Le Bureau National des Jeunes Démocrates.